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L’agilité stratégique :
une question de dispositif intelligent
par Nicolas MOINET Maître de conférences à l’Université de Poitiers Directeur du Master professionnel Intelligence Economique et Communication Stratégique CEREGE – Université de Poitiers
Résumé
Depuis une
dizaine d’années, les chercheurs et les praticiens qui travaillent sur la
maîtrise de l’information stratégique prennent pour référent un cadre d’analyse
et d’organisation appelé cycle du renseignement (ou « intelligence
cycle »). La philosophie du système est celle du maillon faible. Quel que
soit son domaine d’application, ce cycle permet d’optimiser la chaîne besoins –
collecte – traitement - diffusion qui permet de générer des connaissances
utiles à la prise de décision et à l’obtention d’un avantage concurrentiel ou
stratégique. Cependant, plusieurs cas incitent à relativiser l’apport de ce
cycle, ou plus exactement, sa prééminence. En prenant appui sur trois cas
d’école – les attentats du 11 septembre 2001, l’échec de la candidature
parisienne à l’organisation des JO 2012 et la prise de contrôle d’Havas par
Vincent Bolloré -, nous montrerons que la pertinence de ce cycle tactique n’a
de sens que pris dans un schéma de niveau stratégique : la boucle
Observation – Orientation – Décision – Action. Cette boucle OODA nous amène
alors à penser la maîtrise de l’information stratégique en termes de couple
agilité/paralysie.
ABSTRACT
For
ten years, the researchers and the experts who study the management of
strategic information take for referent a framework called the intelligence
cycle. Whatever its applicability, several cases encourage to relativize the
efficiency of this cycle. By taking support on three academic cases, we will
show that the relevance of this tactical cycle has direction only taken in a
strategic diagram of level: the OODA loop (Observation - Orientation - Decision
- Action.) This OODA loop leads us to think the control of strategic
information in term of agility and paralysis.
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