Après plus d’un siècle de taylorisme nous entrons progressivement dans l’ère de la post-modernité caractérisée par la montée en puissance des réseaux sociaux, d’aspirations égalitaires et d’identités qui se veulent multiples.

Au-delà des modèles économiques l’accès à la mémoire collective rendu possible par les technologies de l’information et l’internet depuis plus de 40 ans, et l’utilisation des réseaux sociaux déconstruisent le monde de la modernité bâti sur le mythe de l’individualisme et l’idéologie du progrès depuis le XVIIIe siècle.

La modernité s’est appuyée sur la rationalité dont le taylorisme est une expression.

La post-modernité complémente la rationalité par le sensible et tous les paramètres jugés superflu par le rationalisme: l’émotion, le corps, leplaisir, l’esthétique.La société postmoderne est une société composée de tribus qui chacune conçoit le bien commun dans sa communauté de vie en s’articulant avec d’autres tribus et formant de ce fait une mosaïque. Ces tribus se développent grâce aux réseaux sociaux de manière souterraine et virale et l’humain est au cœur de leurs préoccupations.

Les transformations affectent des principaux secteurs de l’économie sont présentées ci-dessous.

I - Les systèmes financiers et de paiement

Les transformations des systèmes de paiement et de la banque de détail remettent en cause le quasi-monopole de la banque de détail et vont transformer rapidement le secteur bancaire et les groupes qui y opèrent. Les plateformes numériques mises en œuvre par les GAFAs ont transformé ou transforment des pans entiers d’autres secteurs comme la mobilité, la connaissance, l’hôtellerie, et plus récemment les médias. L’émergence de nouvelles technologies comme la Chaîne de blocs vont progressivement renforcer la fiabilité des transactions dans de nombreux secteurs économiques. Parallèlement des initiatives financières comme la finance participative amplifient le rôle des citoyens et promeuvent l’innovation sociale.

II - Économie circulaire, énergie et écologie

Face au péril du réchauffement climatique l’économie circulaire et les technologies numériques permettent de modifier la donne en faveur de systèmes moins producteurs de Co2 , économes en énergie et moins contaminants. Des couplages apparaissent possibles entre l’économie numérique et la lutte contre le réchauffement climatique. L’économie de l’Océan ou économie « Océan Bleu » met en place de nouveaux contrats d’assurance pour assurer des fractions de littoral ou des récifs qui pourraient être victimes de l’élévation de la montée des eaux et de leur température. Quant à l’agriculture elle se tourne vers des modèles respectueux de la vie animale et moins contaminants, c’est tout le concept d’agro-écologie.

III - Du nuage au marketing sur les réseaux sociaux

Les systèmes d’information subissent une mue profonde en se développant dans le nuage (cloud), lequel supporte cette nouvelle économie dématérialisée, et favorise la mobilité en s’appuyant sur l’accès ultra-rapide à des données et leur traitement par des outils extrêmement puissants. Ils constituent le sous-bassement des transformations digitales qui affectent notre vie quotidienne. Les réseaux sociaux sont des catalyseurs qui permettent aux individus de s’y retrouver et aux marques d’influencer les consommateurs. Les développements de l’intelligence artificielle vont permettre d’un côté d’automatiser nombre de processus pour en augmenter la productivité et de créer des systèmes capables d’améliorer constamment leur niveau de performance par l’apprentissage profond.

IV : Développement des territoires et villes intelligentes

Ces mutations touchent également les territoires qui doivent s’adapter à une concurrence élargie au niveau mondial pour Paris capitale ou pour les régions françaises en concurrence avec leurs homologues européennes. Les villes n’ont d’autres choix que de devenir plus connectées et plus écologiques. Elles doivent s’inscrire dans la trajectoire des villes intelligentes consommant moins d’énergies et favorisant la mobilité décarbonée. Leur point fort pourrait être d’activer la démocratie locale au moyen de cyberforums.

V : La montée en puissance des femmes et la diversité

Une des caractéristiques fortes des nouveaux modèles sociétaux est la montée en puissance des femmes dans de très nombreux métiers et leur accession progressive à des postes de responsabilité dans les entreprises, et dans le monde politique et associatif. Parallèlement l’élargissement progressif de la diversité amène à se demander si elle deviendra une norme dans les organisations et dans la société.

Conclusion

Les décideurs au sein d’entreprises de municipalités, de territoires peuvent s’inspirer des commentaires présentés ci-dessus et développés par des chercheurs français et internationaux dans l’ouvrage référencé ci-dessus.