Quand les anomalies deviennent des opportunités : une thèse qui repense la valeur des données
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- Écrit par Antoine Bordas
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« Un fait hors de l’ordinaire est plutôt un indice qu’un embarras », écrivait Sherlock Holmes sous la plume d’Arthur Conan Doyle. Et si cette intuition littéraire devenait un principe de gestion à l’ère du numérique ?
C’est précisément l’ambition de la thèse d’Antoine Bordas, soutenue à Mines Paris – PSL, qui propose de renverser la manière de penser la valeur des données. Plutôt que de chercher à éliminer les anomalies, à savoir ces comportements inattendus ou ces résultats atypiques, ses travaux montrent qu’elles peuvent devenir des moteurs puissants d’innovation, ouvrant la voie à un nouveau « régime d’action » pour les organisations.
Impact de la loi Omnibus sur la finance durable
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- Écrit par Nadia Antonin
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Dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe (« Green Deal »), qui vise la neutralité carbone en 2050, l’Union européenne (UE) a adopté trois principaux règlements en matière de finance durable pour obliger les entreprises à prendre en compte le changement climatique et à déclarer leurs émissions de carbone : la taxonomie verte de l’UE (2020), la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD, 2023) et la Corporate Sustainability Due Diligence Directive (CSDDD ou CS3D, 2024).
En 2019, la Présidente de la Commission européenne, Madame Ursula von der Leyen, avait décrit ce plan climatique comme un "moment historique », une transformation révolutionnaire de l’économie européenne. Son enthousiasme n’a pas été suivi d’effets. Le Pacte vert européen traverse une grave crise : les entreprises françaises et européennes dénoncent une « déferlante de complexité » réglementaire et parlent d’une « complexité bureaucratique insoutenable ». S’estimant désavantagées face aux concurrents américains et chinois, les entreprises, notamment les entreprises de taille intermédiaire (ETI), réfutent deux directives clés : la CSRD (reporting extra-financier) et la CS3D (devoir de vigilance).
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La conscience professionnelle, une valeur en danger
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- Écrit par Nadia Antonin
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Que ce soit dans le domaine économique, social, sociétal et politique, nos valeurs traditionnelles sont battues en brèche et nous sommes en train de perdre nos repères. Des voix s’élèvent, dont la mienne, pour regretter la perte des valeurs.
Parmi ces valeurs fondamentales, la conscience professionnelle occupe une place essentielle. Pour les consciencieux, « seul le travail fait l’homme ». Tous les pays ne cessent d’y faire appel pour le développement économique et social de leurs nations.
Longtemps considérée comme un gage d’épanouissement personnel et de dignité dans le monde du travail ainsi qu’un vecteur du lien social, la conscience professionnelle en France est désormais mise à mal.
La question qui se pose est de s’interroger d’une part sur le fait de savoir d’où vient cette crise de la conscience professionnelle et d’autre part, sur les moyens à mettre en place pour la préserver et la renforcer.
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Quelques autres faiblesses de l’économie française
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- Écrit par Bernard Biedermann
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Les faiblesses de l’économie française les plus souvent citées sont, le déficit commercial, le déficit public élevé et le manque d’investissement dans la recherche et l’innovation. Il y en a en fait plusieurs autres. Dans cet article il est proposé de faire un point rapide sur d’autres faiblesses qui se sont développées depuis plusieurs décennies et qui ne pourront probablement être corrigées que sur le long terme.
Un taux de marge global le plus faible d’Europe
La part de l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) français dans la Valeur Ajouté en 2021 est la plus faible d’Europe. Elle se situe au 25ieme rang avec un taux de 34,26 % alors que le taux moyen des 25 pays est de 41,12 % (Source : Eurostat). A l’exception de quelques pays comme la Grèce ou l’Irlande, ce taux est relativement stable dans le temps. Les causes de ce mauvais classement sont bien connues : Coût du travail élevé (la France se situe au 23ieme rang sur 27 pays de l’UE, Eurostat), impôts, taxes, normes, qui sont inclus dans les Consommations Intermédiaires et impactent donc l’EBE avant ses impôts, et un niveau de productivité qui stagne. Le positionnement de la France en fin de classement doit être considéré comme un facteur de risque en cas de forte récession ou de crise importante. S’y ajoute le fait que la répartition statistique de l’EBE en fonction de la taille des entreprises n’est pas homogène. Ceci explique le taux de faillite élevé d’un grand nombre de PME qui serait dû au fait que pour les PME, les possibilités de réduire la part relative de certaines taxes est plus difficile que pour les grandes entreprises. Globalement, cette situation de marges relativement faibles peut expliquer un niveau insuffisant des investissements et des innovations. Par ailleurs, dans le contexte actuel nécessitant une diminution des dépenses de l’État, il est difficile d’imaginer une politique économique de dépenses visant une relance de l’investissement.
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