Tether, une augmentation de la Masse Monétaire
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- Écrit par Jean-Jacques Perquel
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Tether est une exception dans le « bassin » des crypto monnaies en étant la plus importante des « stable coins » produits qui ont officiellement pour but d’avoir des « jetons » échangeables à parité avec des dollars ou des produits à cours considérés comme relativement fixes (or, matières premières). Mais quoiqu’il soit le plus important des stable coins, son jeton qui devrait valoir 1 Dollar, se traine au cours de 0,85 dollar…… Que «Tether Limited », sa Maison Mère ne garantisse pas tout le temps le remboursement à un dollar, cela s’explique par le fait que s’il garde en couverture près de 50 % de TREASURY bills il couvre le reste par d’autres produits : Obligations longues (risque de hausse des taux) ou autres coins plus ou moins volatiles, depuis 2019 des participations dans des Sociétés de son Groupe et enfin en 2025 70 % d’une société agricole Sud-Américaine. Cela donne actuellement au jeton une certaine décote mais pourrait aussi lui assurer un jour une surcote. Son avocat déclare que ce jeton ne peut pas descendre au-dessous de 0,74 dollars ce montant étant garanti par ses Treasury Bills.
Pour analyser cette situation nous étudierons la structure de Tether et verrons quelles conséquences il peut y avoir dans le problème monétaire international.
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Stablecoins : enjeux et défis du Genius Act
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- Écrit par Nadia Antonin et Céline Antonin
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Article coécrit par Nadia Antonin avec Céline Antonin.
Depuis son entrée en fonction en janvier 2025, Donald Trump ambitionne de faire des États-Unis un leader mondial dans le domaine des crypto-actifs. En février 2025, il a œuvré à la création d’un fonds souverain dédié à l’investissement en bitcoins. Le mois suivant, il a annoncé la mise en place d’une réserve nationale de bitcoins, surnommée le « Fort Knox numérique », destinée à servir de réserve de valeur et de bouclier contre les incertitudes monétaires. Parallèlement, il a procédé à une série de nominations clés à la tête des deux principales autorités de régulation financière : la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), plaçant des figures favorables à un encadrement plus souple et pro-crypto à ces postes stratégiques.
C’est dans ce contexte que, le 18 juillet 2025, la Chambre des représentants a adopté à une large majorité le Genius Act (Guiding and Establishing National Innovation for U.S. Stablecoins Act), la première loi américaine visant à encadrer l’usage des stablecoins (ou cyberjetons indexés en français) « de paiement ». Ce texte fixe les conditions d’émission, de gestion et de régulation de ces actifs aux États-Unis. Pour le sénateur républicain Bill Hagerty, cette loi représente une avancée majeure : elle « va renforcer la domination du dollar, protéger les consommateurs et accroître la demande de bons du Trésor américains ». À l’inverse, les démocrates dénoncent une manœuvre intéressée. Ils accusent Donald Trump de vouloir tirer profit de cette nouvelle régulation pour renforcer son propre « empire crypto », au risque de compromettre la stabilité financière du pays et la sécurité nationale.
Le Genius Act marque un tournant majeur dans la stratégie monétaire américaine. En favorisant le développement des stablecoins adossés au dollar tout en écartant les monnaies numériques de banque centrale (MNBC), cette loi institutionnalise un nouveau levier d’influence monétaire : une crypto-dollarisation portée par le secteur privé. Derrière cette initiative se profile une ambition géopolitique explicite : maintenir la suprématie du dollar dans un ordre financier international contesté. Cette dynamique s’accompagne toutefois de risques. Nous rappelons tout d’abord rapidement la définition des stablecoins et les principales dispositions du Genius Act, puis analysons comment le Genius Act s’inscrit dans une logique de puissance économique, avant d’énumérer les risques que cette loi pourrait engendrer.
La France fait fi d’un levier clé pour relancer la productivité : la reconnaissance des talents
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- Écrit par Nadia Antonin
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En France, la croissance de la productivité est en recul depuis 2004 par rapport à la période 1995-2004. A l’ère du numérique, « comment l’indicateur économique clé du progrès technologique peut-il être si médiocre ? Les économistes ont qualifié cela de « paradoxe de la productivité » (David Rotman, « Le paradoxe de la productivité », MIT Technology Review – Juin 2018).
Le paradoxe de la productivité (ou paradoxe de Solow) signifie en première analyse qu’il ne suffit pas d’introduire des nouvelles technologies pour obtenir des gains de productivité. A cet égard, Robert Solow, prix Nobel de l’économie en 1987, écrit: « "Vous pouvez voir les ordinateurs partout, sauf dans les statistiques de la productivité".
L’INSEE définit la productivité comme « le rapport, en volume, entre une production et les ressources mises en œuvre pour l’obtenir ». Comme le rappelle un rapport de France Stratégie de décembre 2020 intitulé « Evolution tendancielle de la productivité du travail en France, 1976 – 2018 », « on distingue deux mesures de la productivité, la productivité dite apparente du travail, et la productivité globale des facteurs (PGF), qui peuvent être mesurées chacune par travailleur ou par heure travaillée ».
ChatGPT et droit d’auteur
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- Écrit par Nadia Antonin
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Le succès de l’intelligence artificielle générative soulève des questions juridiques complexes, notamment pour ce qui est du droit d’auteur. Open AI et Microsoft, font l’objet de plusieurs actions en justice pour violation d’œuvres protégées par le droit d’auteur. Ainsi, le 27 décembre 2023, le New York Times a attaqué en justice Open AI et son principal investisseur Microsoft pour violation des droits d’auteur devant la United States District Court for the Southern District of New York. Le journal les accusaient d’avoir utilisé massivement sans autorisation des millions d’articles de presse, des enquêtes approfondies, des articles d’opinion, protégés par le droit d’auteur afin d’entraîner leurs modèles d’intelligence artificielle tels que ChatGPT. Cette action contre un acteur essentiel du développement des différentes versions de ChatGPT - la 12e plainte en contrefaçon - vise non seulement à protéger les droits d’auteur mais soulève également la question de la concurrence dans le secteur de l’information.
ChatGPT, un outil conversationnel doté d’intelligence artificielle (IA) permet de générer des textes et des images. Le but de cet article est d’essayer de répondre à la question de savoir si les contenus générés par ChatGPT sont protégés par le droit d’auteur ? En d’autres termes, quid de la transgression du droit d’auteur en utilisant ChatGPT ?