Le marché de l’offre et de la demande a migré dans la tête des entrepreneurs. Projet de modélisation
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Dans cet article, je suggère une autre vision des comportements des entreprises en tant que fondement des explications économiques. Ce type d’approche conduit à faire le point sur les nouveaux écarts entre les théories et les réalités économiques actuelles. Pour intégrer ces évolutions, je vous invite à lire l’article complet accessible sur mon site theoreco.com. Il comporte plus de références à la réalité, plus de méthode, et de nuances à apporter aux analyses.
I) Les comportements des entreprises contemporaines
L’hypothèse de maximisation du profit dans l’entreprise est bien sûr toujours réelle mais pour se rapprocher des réalités elle doit être associée à bien d’autres comportements (croissance, réduction des risques, satisfaction des actionnaires). Il faut d’abord assimiler le fait que selon le secteur d’activité, c’est-à-dire le type de produit, les fonctionnements des marchés en tant qu’ils conduisent éventuellement à la détermination d’un prix et donc du profit diffèrent énormément. Citons par exemple les marchés des produits agricoles, celui des matières premières, celui de la bourse et à l’opposé, des produits et services très sophistiqués comme dans le numérique, ou des produits d’investissement ou de logistique destinés à la nouvelle industrie. Il convient d’avoir une approche « de curseur » : selon les produits la grande distribution se situant au milieu avec des acheteurs professionnels en forte négociation, et des vendeurs professionnels qui ne sont pas en face du consommateur final sensé maximiser son utilité. On comprend également que les contraintes des négociateurs relèvent de plusieurs variables (logistique, finances, images, délais, stratégies de ventes, anticipations, etc ) et puis un blocage politique du prix du sucre blanc standard se traduira par des décisions d’augmenter les prix des autres sucres dans le but de maintenir le taux de marge dans la gamme. Il y a donc des stratégies d’entreprises dont le mécanisme de marché retenu « ressemble » à celui de la loi de l’offre et de la demande et d’autres qui en sont très éloignés. Pour expliquer ce positionnement, nous proposons de poser la question :
L’ampleur des politiques redistributives en France
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En 2018, le Président Emmanuel Macron affirmait « qu’on mettait un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortaient pas ».
Une étude Ifop (février 2025) commandée par Contribuables Associés montre qu’une majorité de Français trouve le « système social trop généreux ».
Selon cette étude, « près de la moitié des Français (46 %) estiment que le niveau des aides sociales en France est globalement trop élevé, une opinion en hausse depuis 2018 (+6 points) ». Par ailleurs, « 76 % des Français estiment qu’il y a trop d’assistanat » en France, que notre modèle social a trop d’effets pervers et qu’il n’encourage pas à faire des efforts ». […] « 80 % de la population française contre 78 % en 2017 ont le sentiment de plus contribuer au système social que d’en bénéficier. […] « Face à ces constats, la volonté d’une réforme profonde du système progresse fortement, passant de 26 % des sondés en 2017 à 36 % en 2025 (+ 10 points). A l’inverse, seuls 9 % des Français souhaitent maintenir le système tel qu’il est ». Pour Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop, « cette montée en puissance du discours anti-assistanat est le produit du renforcement de notre modèle social en réponse au chômage de masse qui a commencé à s’installer à la fin des années 1980 ».
Après avoir examiné les concepts de « redistribution » et de « ruissellement », nous montrerons que la France est championne de la redistribution.
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Les nouvelles armes de la guerre économique
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Dans les politiques économiques actuelles du commerce extérieur, beaucoup de décisions, ayant pour objectif l’équilibre de la balance commercial et celle des paiements, intègrent des actions visant à manipuler, modifier, restructurer les fonctionnements de base des marchés des biens et services. En toute simplicité, il s’agit d’augmenter les exportations et de réduire les importations tout en assurant de bons résultats financiers pour les entreprises concernées. Ces nouvelles formes de décisions politiques s’appuient sur des caractéristiques basiques des marchés des produits et services contemporains. Il y a par exemple les contraintes liées à la dépendance dans la fabrication de produits nécessitants des consommations intermédiaires importées : métaux rares, composants et circuits électroniques avec leurs logiciels, produits agricoles, produits chimiques, etc. Face à Trump, la chine muscle ses restrictions d’exportations de métaux critiques, tungstène, molybdène, indium, … (l’Usine nouvelle). Il y a aussi le niveau de l’élasticité de la demande par rapport au prix (plutôt basse) comme dans les transports internationaux, les biens de consommation orientés loisirs et luxes, l’énergie et certains nouveaux produits innovants, qui permet d’imposer des droits de douane élevés.
L’intelligence artificielle peut-elle remplacer un manager ?
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Le concept « intelligence artificielle », de l’anglais « artificial intelligence », a été créé par John McCarthy mais son origine est née d’un article d’Alan Turing, intitulé « Computing Machinery and Intelligence » dans lequel Turing a suggéré sa célèbre expérience, le « test de Turing ». Il caractérise l'élaboration de programmes informatiques capables de prendre en charge des tâches habituellement effectuées par des humains, l'objectif étant de parvenir à transmettre à une machine des fonctions propres à l'humain comme la rationalité, le raisonnement, la mémoire et la perception. Yann Le Cun, titulaire de la Chaire Informatique et sciences numériques au Collège de France en 2015-2016, définit l'intelligence artificielle comme " un ensemble de techniques permettant à des machines d'accomplir des tâches et de résoudre des problèmes normalement réservés aux humains et à certains animaux".
L’intelligence artificielle (IA) est de plus en plus présente dans les entreprises et gagne en puissance. Ainsi, d’aucuns se demandent si l’IA pourrait non seulement concurrencer, mais potentiellement supplanter les rôles de management.
Après avoir évoqué la question de savoir pourquoi un pourcentage important de salariés dans le monde préfère un robot à la place d’un supérieur hiérarchique, nous montrerons que le management ne sera pas dissous mais « augmenté » par l’IA.
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